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Publié : 16 décembre 2013

Enquête sur les deux bouteilles à la mer...

Une découverte sensationnelle ! Deux lettres ont été retrouvées, signées par un mystérieux Robinson. La première, enfermée dans une bouteille très abîmée, a été ramassée sur une plage australienne non loin de Sydney.

La seconde, en meilleur état mais, néanmoins abîmée par l’eau de mer et le sel, a été trouvée à Valparaiso, au Chili. Les scientifiques pensent qu’elles auraient été lancées depuis l’île Juan Fernandez, aujourd’hui rebaptisée l’ île Robinson Crusoé ! Est-ce un hasard ? Non ! Tout concorde : l’île, l’époque, l’encre rouge ( substance issue du poisson diodon),

l’expéditeur et le papier ( qui daterait du XVIIIème siècle..., extrait sans doute d’un livre délavé par l’eau de mer...)

Vous pensez comme nous... , il s’agirait bien du Robinson issu du roman de Michel Tournier, Vendredi ou la vie sauvage. « Les livres qu’il trouva dans les cabines de l’épave avaient tellement été lavés par l’eau de mer et la pluie que le texte imprimé en était effacé, mais Robinson pensa qu’en faisant sécher ces pages blanches au soleil, il pourrait les utiliser pour écrire son journal, à condition de trouver un liquide pouvant tenir lieu d’encre. Ce liquide lui fut fourni par un poisson qui pullulait alors près de la falaise du Levant, le diodon, ou poisson-hérisson. C’est un animal redoutable avec sa mâchoire puissante et les piquants venimeux qui hérissent son corps. En cas de danger, il se gonfle d’air et devient rond comme une boule, et, comme tout cet air est accumulé dans son ventre, il flotte alors sur le dos, sans paraître gêné par cette posture. En remuant avec un bâton l’un de ces poissons échoués sur le sable, Robinson avait remarqué que tout ce qui entrait en contact avec son ventre prenait une couleur rouge tenace et voyante qui pourrait lui tenir lieu d’encre. Il se hâta de tailler une plume de vautour, et il put sans attendre tracer ses premiers mots sur une feuille de papier. Il décida alors d’écrire chaque jour dans le livre le plus gros les faits principaux qui lui seraient arrivés. Sur la première page du livre, il dressa la carte géographique de l’île et il inscrivit au-dessous le nom qu’il venait de lui donner : Speranza, ce qui veut dire l’espérance, car il était décidé à ne plus jamais se laisser aller au désespoir. »

Si vous souhaitez avoir plus de détails sur cette aventure, courez tout de suite lire ce roman !

Post-scriptum

Enquête réalisée par Antoine 5B.